Burkina Faso : Livraison spéciale à Barsalogho
Bulletin n°84 - Juin 2006

Au mois d'avril dernier, Michel Allard , ancien expatrié d'E&D, s'est rendu au Burkina Faso pour remettre en mains propres des dons faits par l'école d'application d'Arras , l'Ecole Active Bilingue Jeannine Manuel et l'école de Sainte Ursule-Louise de Bettignies aux écoles de Barsalogho.

Le 13 avril au matin, un petit camion Citroën est parti de France avec un chargement de 12 cantines. Quinze jours plus tard et 8000 km plus loin, après avoir traversé le Sahara, il arrivait à la base E &D de Barsalogho, à 150 km au nord de Ouagadougou. Il contenait un important stock de fournitures scolaires, de livres de lecture mais aussi du matériel pédagogique spécialisé destiné aux enseignants. La première partie contenait plus d'un m3 de matériel neuf provenant d'une collecte faite par les maîtres, les élèves et parents de l'école d'application d'Arras ; l'autre partie était constituée de livres d'enfants rassemblés par l'école bilingue. Tous nos remerciements vont à ces donateurs parfois très jeunes et à ceux qui ont fait l'effort de rassembler tous ces dons.

L'équipe locale dirigée par le Docteur Patrick Kaboré était là pour accueillir les voyageurs. La première étape fut de dresser un inventaire soigneux des dons remis. Puis, pour faire les choses dans les règles et respecter les systèmes existants, l'ensemble fut remis à l'inspecteur d'enseignement de la zone, charge à lui de le répartir entre les 6 écoles de la zone avec l'aide logistique d'E&D.

Une remise symbolique eut lieu à l'école de Barsalogho. Imaginez 600 enfants, chantant et frappant dans leurs mains, qui formaient une haie d'honneur longue de 300 m à l'entrée de l'établissement. La joie des écoliers qui découvraient les jeux, les puzzles, les livres et tout le reste fut grande ; mais plus grande encore fut celle des enseignants qui reçurent les outils pédagogiques les plus récents utilisés en France. Ils doivent souvent se contenter d'une craie pour tout équipement. Mais ils y croient ; ils mettent un cour, une volonté, une conscience dans leur travail quotidien qui forcent l'admiration. On ne peut s'empêcher de penser aux récits de Marcel Pagnol à propos de son père, qui évoquent une autre époque. Leur tâche n'est pas facile car ces classes dépassent le plus souvent 50 élèves (et même 80 pour certaines)  avec seulement un tiers de l'effectif. Et pourtant, l'ensemble ne représente que 20% des enfants scolarisables de toute la zone. C 'est dire s'il reste du travail. Savoir lire, écrire et compter passe par l'école. Continuons à les soutenir..

 

 

 

 

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>Népal : Une fin d'année couronnée de succcès
>Cambodge : Nouveau combat contre la pauvreté en zone rurale


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