Au Laos, les autorités n'autorisent pas la création d'ONG
locales. Elles sont également de moins en moins favorables à
la présence permanente d'expatriés sur le terrain.
Depuis 16 ans, nos projets étaient placés sous la responsabilité
d'un expatrié et d'une équipe E&D locale, qui venaient
en appui au développement du système de santé public.
Une grande stabilité au niveau de ces équipes a permis
au cours de ces années un transfert de compétences important.
L'heure était venue de franchir l'étape de la " laotisation
".
Notre choix s'est porté sans hésitation sur le Dr. Seng
Thip. Dix ans de travail en collaboration avec elle, depuis Luang Namtha,
nous ont permis de l'apprécier à sa juste valeur.
Nous lui avons donc proposé de prendre la responsabilité
de notre projet de Soins de Santé Primaire qui se déroule
dans trois districts et couvre aujourd'hui tout le champ d'activités
des SSP tels que recommandé par l'OMS et de celui d'Education
à la Santé qui a lieu dans le cadre scolaire et villageois,
basé sur la méthode l'Enfant pour l'Enfant.
Le Docteur SENGTHIP dirige désormais la petite équipe
d'une dizaine de personnes motivées qui a accepté, fait
bien rare, de venir travailler dans cette province reculée, peuplée
de minorités ethniques.
Accepter cette succession pour la dernière phase du projet relevait
sans doute pour elle du défi. Pourtant, nous n'avons pas douté
un instant de son acceptation et nous sommes sûrs de son succès.
Danièle Cheysson, présidente