A l'heure où nous publions ce bulletin, Libération, titre
sur " les dérives de l'humanitaire " en faisant un
amalgame du scandale sur les abus sexuels d'une mission humanitaire
d'urgence en Afrique et les accusations de Sylvie Brunel, présidente
démissionnaire, qui règle ses comptes, après 17
ans, avec l'ACF, en dénonçant le business de l'humanitaire.
La presse a largement repris ses déclarations et publie actuellement
les réponses des ONG.
Devant la gravité des faits rapportés qui portent atteinte
à la crédibilité de l'ensemble des associations,
je voudrais m'insurger contre cette généralisation et
rappeler ici qu'ils existent des associations de développement,
à échelle humaine qui sont loin d'employer les méthodes
de travail mentionnées dans cet article.
L'exercice de la solidarité constitue l'un des plus beaux métiers
au monde mais aussi l'un des plus difficiles. Il doit s'exercer selon
certaines règles éthiques qu'Enfants et Développement
s'est imposé.
Ce sont sur nos résultats et nos méthodes de travail que
nous devons être jugés :
Des actions identifiées et conçues en fonction des besoins
des bénéficiaires et non de l'argent disponible.
Un fonctionnement professionnel grâce à un personnel compétent,
expérimenté, engagé et motivé dont le salaire
est décent bien qu'inférieur à celui de la fonction
publique.
Des comptes audités en toute transparence, publiés chaque
année dans notre bulletin de septembre et consultable sur notre
site.
Un recueil de fonds privés sans grands frais de campagnes médiatiques
et sans misérabilisme.
Vous, donateurs et lecteurs, qui suivez à travers ce bulletin,
les actions que nous menons depuis 18 ans, merci de nous conserver votre
confiance.
Danièle Cheysson
Présidente/Directrice bénévole